La capoeira est-elle africaine ou brésilienne ?

L’art a clairement des racines africaines, mais il a grandi et s’est épanoui au Brésil.

La capoeira a évolué à partir d’une combinaison de diverses traditions et rituels africains. Les instruments de musique sont originaires d’Afrique, les rythmes musicaux sont basés sur le rythme ijexá du candomblé, et le schéma des chants d’appel et de réponse est africain. Les mouvements proviennent de danses et d’arts martiaux africains tels que le n’golo, la bassula et le batuque, entre autres.

Cependant, l’influence brésilienne sur la capoeira ne peut être niée. La capoeira telle que nous la connaissons ne s’est pas développée dans d’autres pays qui utilisaient également la main-d’oeuvre africaine. Les chants sont chantés en portugais. Mestre Bimba, un Brésilien d’origine africaine, a développé le style et la méthode d’enseignement connus sous le nom de capoeira régionale. Finalement, ce sont les Brésiliens qui ont répandu la capoeira dans le monde entier.

Comme la capoeira n’existerait pas sans le Brésil ou l’Afrique, je crois que l’art est mieux décrit comme « afro-brésilien ».

Que signifie le mot « capoeira » ?

L’origine du mot « capoeira » est aussi mystérieuse que l’origine de l’art lui-même. Globalement, il y a trois définitions et étymologies possibles du mot capoeira – une tupi-guarani, une portugaise et une africaine. Chaque étymologie contient une théorie correspondante sur l’association du mot « capoeira » avec la danse, le combat et le jeu.

Tupi-Guarani : Sous-bois naissant qui pousse sur une zone de broussailles récemment défrichée. De caá ou kaá [sous-bois] + coêra, poêra ou puêra [une forme du passé qui dit que le sous-bois actuel n’est plus celui qu’il était ; c’est-à-dire que la broussaille a été défrichée et a ensuite renaît]. La théorie est que les esclaves jouaient à la capoeira dans la garrigue, et que les esclaves échappés qui fuyaient les capitães-do-mato (les officiers envoyés pour les reprendre) se cachaient dans les broussailles et utilisaient même la capoeira pour vaincre les chasseurs d’esclaves.

Portugais : Grand panier ou cage dans laquelle sont gardés les chapons et autres oiseaux. De capão [chapon, un poulet mâle castré quand il est jeune] + le suffixe eira. Cette étymologie suggère que les esclaves qui apportaient des cages d’oiseaux pour les vendre au marché y passaient leur temps en jouant à la capoeira.

Africain : D’après le mot kikongo kipula ou kipura. Dans le contexte culturel du Congo, ces mots faisaient référence aux mouvements de balayage au sol utilisés dans les arts martiaux. Le lien de cette étymologie avec la capoeira se fait par les mouvements, puisque l’art de la capoeira utilise de nombreux mouvements au sol et des balayages.

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